Liste des citations utilisées dans l'ouvrage
1 - Beaumarchais,
Le Barbier de Séville
«La difficulté de réussir ne fait qu'ajouter à la nécessité d'entreprendre.»
2 - Propos attribués à James Mayer Rothschild (1792-1868),
Banquier à Paris
«Il y a 3 façons de se ruiner : les femmes, les chevaux et les ingénieurs.
Si la première est la plus agréable, la dernière est la plus certaine.»
3 - Peter Drucker
«Comme l'apprend vite tout bon rédacteur, c'est justement ce qui est évident qui doit être souligné - sinon on passera à côté.»
1 – Le mythe des Apkallus
4 - Extraits cités par Jean Bottéro et Samuel Noah Kramer
Lorsque les dieux faisaient l’homme
«Éa (Enki)ayant ouvert la bouche
S’adressa aux dieux, ses frères :
Pourquoi les incriminerions-nous ?
Lourde était leur besogne, infini leur labeur !
Chaque jour…
Leur cri d’appel était chose grave.
Mais il y a un remède à cela
Puisque Bêlet-ilî, la Matrice, est ici,
Qu’elle fabrique un prototype d’homme :
C’est lui qui portera le joug des dieux,
Qui portera le joug des Igigu
C’est l’homme qui sera chargé de leur labeur.
Un autre texte poursuit :
Mais Nintu , ayant ouvert la bouche,
Répliqua aux grands dieux :
Par moi seule, cela ne se peut faire ;
Mais avec le concours d’Enki,
Oui, l’opération est possible !
Lui seul peut tout purifier :
Qu’il me livre l’argile en état et moi j’opérerai !
Enki ouvrit alors la bouche
Et s’adressa ainsi aux grands dieux :
Le premier du mois, le sept, ou le quinze,
Je décrèterai une lustration avec bain.
Lors on immolera un dieu,
Avant que les dieux se purifient par immersion.
À sa chair et son sang,
Nintu mélangera de l’argile :
Ainsi seront associés du dieu et de l’homme,
Réunis en l’argile,
Et, désormais, nous serons de loisir !
De par la chair du dieu
Il y aura aussi dans l’homme, un « esprit »,
Qui le démontrera toujours vivant après sa mort.
Cet esprit sera là pour le garder de l’oubli !»
5 - Jean Bottéro et Noah Kramer
Lorsque les dieux faisaient l’homme
«Le mythe des sept sages remonte au IV° ou III° millénaire. Il nous est rapporté par Bérose, auteur de la fin du IV° siècle av. JC et on en trouve des traces dans quelques tablettes.
« Chacun d’eux est censé avoir joué auprès d’un des monarques antédiluviens, le rôle d’Apkallu, terme sumérien akkadisé qui s’entendait de personnalités, humaine sans doute, mais plus ou moins surnaturalisées et fabuleuses, dont la prérogative essentielle était de représenter à la fois des « très intelligents » (ainsi peut s’entendre leur dénomination sumérienne), des super-experts en toutes sortes de techniques, en même temps que des enseignants et diffuseurs de leurs propres secrets en la matière : ce que nous appelons, en somme, des héros civilisateurs….
Lorsqu’il s’agit d’eux, Enki / Ea tient constamment le premier rôle.
Car les Apkallus, il n’y a, sur ce point, aucun doute, étaient des créatures de ce dieu : et c’est ici que se révèlent et le sens, et le poids du mythe qui les concerne….
C’est afin d’expliquer comment Enki / Ea s’y était pris pour communiquer aux humains la culture et la civilisation qu’il avait, et lui seul, mis au point, en vue de réaliser ses « desseins concernant ciel et terre » - autrement dit la bonne marche de l’univers en vue d’assurer aux dieux une vie opulente et sans tracas.»