Valeur d'innovation

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Site web du livre «Innovation - Valeur, Économie, Gestion» de Patrice Noailles et Serge Chambaud

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Ce tableau illustre le croisement entre le coût et le risque de l'innovation, depuis l'idée jusqu'au produit final, tout en précisant les caractéristiques de chaque étape de l'innovation. Ainsi pour l'idée, elle est généralement le fait de chercheurs dans des labora-toires publics et donne lieu à de

Conclusion

Le progrès Eloge des Apkallus Réponses aux questions de la couverture

  • Dans un pays (La France, mais aussi l'Europe) où le raffinement social est tel que le plaisir de plaire tient souvent lieu de guide de vie, sinon d'éthique, il n'est pas étonnant que l'efficacité n'ait plus guère de place, sinon dans quelques discours sans conséquence pratique. La cour, les plaisirs et la sociabilité sont des ennemis de l'efficacité. Telle une pieuvre, la vie complexe et raffinée des sociétés européennes enserre dans ses tentacules l'efficacité pour l'étouffer lentement mais efficacement. Le terme de « cour » est pris ici dans un sens générique, issu de l'ouvrage de Norbert Elias , « un ensemble limité de personnes ayant globalement le contrôle direct ou indirect de l'essentiel des points clés du pays ». Il y a eu la Cour, celle de Louis XIV dont Norbert Elias parle. Mais Louis XIV lui-même n'était pas obéi à 10 ou 20 km.... Il n'empêche qu'il fallait paraître à la Cour pour faire carrière. Il y a eu les 200 familles, ensemble beaucoup plus flou mais qui ont contrôlé l'essentiel de ce qui se faisait dans l'industrie au XIX° siècle et qui ont assuré un fort dynamisme économique jusqu'en 1914. Sous la V° République en France, il y a cette communauté formée des anciens hauts fonctionnaires qui ont essaimé dans la vie politique et les affaires.
  • L'efficacité, souvent affublé du caractère économique, est un terme ignoré sinon méprisé par l'intelligentsia européenne contemporaine qui considère avec dédain cette préoccupation matérielle tout juste digne d'occuper quelques hommes d'affaires ou des Américains implicitement supposés « rugueux », sinon un peu « primaires » et loin des raffinements intellectuels européens.
  • Or l'efficacité reste pourtant le principe fondamental de la survie des sociétés . Elle est l'antithèse de la décadence. Elle est aussi son antidote. Elle ne supporte ni la mode, ni la cour. Elle apprécie la force intelligente et l'ambition réaliste.
  • Cette efficacité est insupportable aux plus raffinés, mais aussi aux médiocres et aux craintifs ; c'est-à-dire, l'immense majorité de la cour, d'un certain parisianisme tranquille, des gens bien comme il faut, bref de « l'essentiel de ce qui fait tourner la machine »..
  • L'efficacité des entrepreneurs et des innovateurs, des garagistes, des dentistes, des menuisiers, des agriculteurs et de toutes sortes de praticiens et de manuels, mais aussi des employés, des exécutants et des subalternes ; et encore des innovateurs, des intellectuels marginaux et des penseurs. Cette efficacité fait peur et séduit. Cette efficacité terrorise la province et effraye Paris. Cette efficacité ne sait pas bien tenir sa fourchette, mais bien son esprit, malheureusement sans élégance ; au contraire, l'esprit courtisan tient mieux sa fourchette que son cerveau, avec finesse et une élégance infinie. L'efficacité enfin permet de passer outre, de réaliser et de construire, mais plaît si peu à la Cour ; l'efficacité ne sert pas à plaire et s'en moque ; pour son malheur.
  • Et pourtant, que serait notre monde occidental s'il n'avait été pris de ce délire d'efficacité, voilà plus de dix siècles ? Notre monde occidental ne vit que de cela. Les orientaux ne manquent pas de souligner l'avidité des occidentaux, leur souci permanent du résultat à court terme et leur mépris du stratégique, de la qualité, de l'essentiel, toutes caractéristiques qui ne sont que des manifestations exacerbées du souci implicite et global d'efficacité qui veut et exige des résultats plutôt que des promesses.
  • Pour retrouver cette efficacité, il faudra revenir à une pensée principalement humaniste et marginalement structuraliste ; à l'inverse de ce qui se passe aujourd'hui. Il ne s'agit pas de négliger les approches globales et d'environnement, mais au contraire de les enrichir par une vision plus humaine de la vie économique. L'homme reste le centre de cette vie économique, sa finalité et son acteur fondamental.



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