Les tendances lourdes : la vision occidentale de l'efficacité
Nous ne pensons pas que l'Occident bénéficie d'une quelconque supériorité intrinsèque sur l'ensemble des autres civilisations et cela n'enlève aucun des extraordinaires mérites de son parcours depuis 10 siècles qui ont permis de changer la condition humaine.
L'opportunité sociale du décollage de l'occident.
L'Occident est né de la fusion –parfois chaotique- de la civilisation romaine avec les envahisseurs Goths et surtout les Francs.
La croissance est occidentale car l'Occident du Moyen Age, et singulièrement la France, a redécouvert le processus innovateur et l'a relancé. Et ce phénomène se déclenche dans un espace dans lequel on réalise pour la première fois une petite séparation entre l'économique et le politique.
2 - Comment expliquer la croissance endogène ?
Tout dépend du niveau d'explication que l'on souhaite. Il existe naturellement des corrélations entre la croissance endogène et le niveau d‘études ou l'effort de R&D, mais aussi avec la même qualité de corrélation, avec le niveau de vie ou la vente de voitures. Cela ne nous paraît donc pas être l'explication centrale. Inversement l'URSS a montré en son temps, que les niveaux d'études et de R&D n'étaient pas des bons marqueurs de l'innovation.
La croissance endogène s'explique par l'innovation
Et l'innovation ne s'explique que par les innovateurs
3 - Comment stimuler l'innovation ?
L'innovation est un processus complexe, dans lequel l'individu joue un rôle essentiel d'accompagnement et pour lequel le processus de régulation économique est très important. Il faut donc privilégier une politique qui libère l'innovateur, favorise le développement de la population d'innovateurs, développe une sorte de milieu social d'innovateurs qui, par leurs analyses originales et leurs prises de risques atypiques soient capables de générer des innovations d'envergure.
L'innovateur
Le marché compétitif
Élargir le champ de l'économie
4 - Peut-on mesurer le progrès ?
Oui, bien sûr. Et d'ailleurs, on le fait déjà au travers du PNB ! Mais les perspectives d'utilisation de la valeur d'innovation pour évaluer l'innovation unitairement avec une grandeur mesurable ouvrent de nouvelles perspectives dans les sciences sociales.
La Valeur d'Innovation
Conséquences pour les sciences sociales
5 - A qui profite la croissance ? c'est-à-dire l'innovation ?
Principalement à tous les utilisateurs :
La croissance, c'est-à-dire l'innovation, profite d'abord à chacun d'entre nous. Ce phénomène ne faisait pas l'unanimité dans les années 60 en Occident, mais la disparition des pays socialistes a rendu ce débat sans objet. Cela ne signifie pas que la redistribution des fruits de la croissance n'est plus un débat politique, mais ce n'est plus un débat fondamental : c'est l'objet de négociations.
Derrière le pragmatisme des agents économiques, il y a la réalité économique fondamentale : le marché libre conduit à donner la quasi-totalité de la valeur d'innovation aux utilisateurs du nouveau produit ou service après une courte période protégée par le brevet.
Encore faut-il qu'il y ait des utilisateurs. La réponse de l'économie de marché est claire et a été faite de façon spectaculaire par Henry Ford au début du XX° siècle : il faut des salaires élevés pour que les ouvriers puissent acheter des produits. Sous toutes les réserves d'usage, cela signifie que le marché doit être un marché de masse et donc que la redistribution de la part de la Valeur d'Innovation qui est gardée par le producteur doit être importante.
La croissance est un phénomène qui ne peut durer que si l'ensemble de la population en profite. Le seul véritable moteur de la croissance est l'intérêt de tous. Il n'y a pas de croissance durable qui ne soit partagée.
Accessoirement à l'innovateur et à l'inventeur :
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